| |
|
Nous avons déjà parlé du temps qui n’est pas du tout le même quand on lit un texte ou quand on regarde un film (voir le chapitre “écrire l’animation”).
Mais à l’intérieur même du film, plusieurs temps co-existent, qui ne sont pas toujours parfaitement synchrones. Cela veut dire qu’ils sont différents, et que nous devons faire en sortent qu’ils cohabitent harmonieusement.
Tout d’abord si l’on monte une séquence comme si elle était muette, une logique des enchaînements des mouvements va se mettre en place. C’est généralement comme cela qu’on procède, on commence à monter bout à bout les plans dans le bon ordre en veillant à ce qu’ils s’articulent au mieux. Ensuite, mettre les dialogues à leur place. Ceux-ci s’ils ne sont pas “off”, c’est-à-dire si l’on voit le visage de celui ou celle qui parle, vont si tout va bien se synchroniser aux mouvements de bouche (“lip sync”). Les dialogues se répondent les uns aux autres, et c’est là que s’imposent des temps qui sont nécessaires aux respirations, au bon rythme...
Comme on est en train de monter, il n’est pas difficile de re modifier certains enchaînements, donc de retravailler sur le temps. Ce temps n’est plus le même que si la séquence était restée muette.
Lorsque Ensuite on bruite, une nouvelle logique apparaît, qui tient compte de la façon dont les bruits vivent leur vie, c’est-à-dire occupent l’espace, interfèrent avec les actions traduites «visuellement» en images animées, qu’il s’agisse de dessins ou tout autres procédés comme le volume animé, les marionnettes, le papier découpé, etc...
|
|